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THÈSE

LA BAIGNADE URBAINE À COPENHAGUE

  • Université de Bordeaux (Laboratoire LACES)

  • École Nationale Supérieure d'Architecture et de Paysage de Bordeaux (Laboratoire PAVE)

Formidable succès populaire, la baignade urbaine faisait partie d’une stratégie plus large de la capitale danoise pour refaire de son port une centralité urbaine en offrant un cadre de vie apaisé à sa population. Cette volonté de retrouver un imaginaire de nature en ville s’accompagne d'une utilisation récréative de l’eau : tourisme, plaisance, promenade, kayak, paddle et bien sûr, baignade.

 

En 2025, il existe à Copenhague 15 bains portuaires officiels aux architectures variées. L’activité de « se baigner dans la ville » s’est diversifiée, réinventant le rôle du corps dans l’interaction avec les autres et créant par là-même les conditions de création de nouveaux lieux du quotidien. 

 

​Si dans son expression matérielle, le bain portuaire est le support de pratiques corporelles s’affiliant au loisir ou à l’entretien, il ne semble pas que cet espace ait été imaginé seulement pour satisfaire le besoin d’oisiveté estivale des habitants. Le bain portuaire est devenu le lieu où les habitants peuvent se rassembler, se laisser aller à la contemplation et à l’exaltation des sens, expérimenter la co-présence et s’adonner à diverses pratiques habitantes en lien avec le mode de vie du corps actif scandinave.

 

Certains sont aménagés comme des "plages urbaines" : lieux de bain, ils sont aussi l’endroit où l’on se promène, on retrouve ses amis, on peut se reposer, bronzer ou exposer son corps à l’autre. D’autres sont pensés comme des lieux à destination d’un public recherchant la sécurité et la présence d’un imaginaire sportif, où l’usage est plus circonscrit à l’image de leur architecture rigide reprenant les codes d’une piscine traditionnelle.

 

Enfin, avec la démocratisation et la massification de l’accès à l’eau, ce travail interroge l’appropriation des quais comme lieu de vie . Certaines personnes veulent pouvoir se baigner où elles le souhaitent, quitte à le faire là où la baignade n’est pas autorisée. Jouer avec la limite règlementaire peut alors devenir l’enjeu de la pratique pour le résident dans sa quête de liberté pour s’approprier la ville. 

APPROCHE

Méthodologie interdisciplinaire :

  • Observation participante (9 mois à Copenhague sur 3 ans)

  • Méthodes visuelles (corpus de + 1800 photographies)

  • Entretiens semi-directifs (29) et in situ (26)

  • Analyse documentaire (+ 70 documents en danois et anglais).

Production : 

  • Enquête ethnographique sur la vie quotidienne des habitants du port

  • Analyse des formes architecturales et des types d’aménagements mis en place pour faciliter la baignade

  • Lecture critique des enjeux et défis qu’implique ce changement de doctrine relatif à la raison d’être des ports en ville.

 

Quatre axes :

  • La saisonnalité d'un port habité, entre hiver des quotidiens et été des foules

  • La spatialité, entre eau ouverte et eau fermée

  • L’intégration urbaine, entre baignade planifiée et baignade appropriée

  • L’adaptation des règles du port comme réponse publique à la baignade informelle.

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